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J3- 07- inspecteur Lefart : Louise Heppenstrass

Rédigé par Alexis Aucun commentaire

   Louise Heppenstrass

 

Pendant un séjour dans les Alpes françaises, Lefart rencontra une vieille femme, au passé bien triste. Elle lui raconta son histoire …


-Vous êtes bien le célèbre policier qui a résolu plusieurs affaires, non ?

-C’est bien moi. Madame ?

-Heppenstrass. Louise Heppenstrass. Ravie de faire votre connaissance .

-Et que voulez-vous de moi ?

-J’ai une histoire à vous raconter. Venez chez moi !

 

Lefart accompagna madame Heppenstrass jusqu’à chez elle, le chemin lui rappelait plein de souvenirs d’enfance : les bonnes odeurs de tartes sortant du four, la campagne … La maison de cette mystérieuse personne était toute blanche, avec un grand jardin, et un petit aire de jeu.

A l’intérieur, il y avait un salon tout en bois, assez chaleureux. Les deux personnes s’assirent, et Louise commença son histoire.


-Je suis née allemande, peu avant la seconde guerre mondiale. C’est d’ailleurs à ce moment-là, que mon père fut abattu. Quant à ma mère, elle a disparu mystérieusement. Mon frère, lui, a été poignardé. J’ai peur, monsieur ! Je crois que je vais bientôt mourir, et pas accidentellement... Aidez-moi !

-D’accord je vais essayer …


Servoz, 14 heures.


-Monsieur Lefart ? Tenez ! lui dit un homme barbu en lui tendant la brochure d’une station de ski alpin. Quelque chose va se passer là-bas…

-Monsieur ! Attendez ! Que voulez-vous dire ?

Lefart ne terminait pas sa phrase que le mystérieux homme disparut.

-Ouvrons donc cette brochure… La station de Servoz … Que peut-il bien y avoir là-bas ?

Bon. Allons-y ! TAXI ! Station de Servoz, s'il vous plaît et dépêchez-vous !


Station de Servoz, 14 heures 30.


- Nous y voilà. Qui y a-t-il de si extraordinaire ici ? Je ne vois que des gens faire du ski … Voulait-on m'attirer dans un piège ? Ou bien, tout simplement m'éloigner de quelque chose … Tout cela m'intrigue … Oh non !


Brusquement, une énorme explosion se fit sentir. Heureusement, Lefart était à bonne distance, et n'a pas été touché. Il sortit le téléphone portable de sa poche de pantalon et composa le numéro de la police locale.


-Allô ? Commissaire Jean Emmassacré ?

-Attendez, je vous le passe… dit une femme, qui travaillait certainement au commissariat.

-Ah Merci…

-Lefart ? Comment ça va ? Ça fait combien de temps qu’on ne s’est plus vus ? Depuis l’école ? Répondit une voie brute, et rayée par la cigarette.

-Moi, ça va… Par contre, je ne crois pas que cela soit le cas de madame Heppenstrass.

-C’est qui ? La vieille Nazie ?

-CE N’EST PAS UNE NAZIE! ELLE EST JUSTE ALLEMANDE ET DETESTE CE QUE HITLER A FAIT !

-Ils disent tous ça, mais au fond, ils sont d’accord…

-Et bien maintenant, soyez content, elle est morte avec toute une station de ski…

-Co…comment ? Le commissaire manqua de s’étrangler.

-Et bien elle m’a raconté qu’on en voulait à sa vie et que toute sa famille a été assassinée…

-J'ai entendu parler de ça effectivement. Mais que s'est-il passé au juste ?

-Quand je suis arrivé, on a fait sauter cette station, avec une bombe à retardement.

-Ah, oui ? Et à part ça ?

-J’ai vu quelqu’un en haut d’une falaise .

Le commissaire se tut quelques instants.

Tout va bien ? Vous me semblez perplexe, Emmassacré.

-Non, rien … Tout va bien. Mais… alors, le monsieur en haut de falaise… vous supposez qu’il pourrait être le coupable ?

-JE N’AI JAMAIS DIT UNE CHOSE PAREILLE !!! Vous commencez à me taper sur les nerfs, commissaire !!!

-D’accord… Mais qui a bien pu commettre un pareil délit ?

-Vous croyez que je le sais ?!?!?!

- Vous êtes le très célèbre Lefart, à vous de jouer !

- OH VOUS M'EMBETTEZ ! MINCE ! DES GENS SONT MORTS, D'AUTRES PEUVENT ENCORE MOURIR, ET VOUS, VOUS ÊTES LÀ, À VOUS TOURNER LES POUCES, NOM DE DIEU !

-VOUS VOUS CALMEZ, OU VOUS IREZ AU POSTE !

-J'Y VAIS ! ON SE PARLERA DROIT DANS LES YEUX !

Lefart raccrocha au nez d' Emmassacré, puis appela un taxi.

-TAXI ! AU POSTE DE POLICE ! Et en vitesse s’il vous plaît.

Le chauffeur le fit rentrer, mais la porte se referma violemment et se verrouilla.

- Qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie, monsieur ?

Tout à coup, un rideau de fer s'abattit sur les fenêtres, laissant Lefart sans moyen de s'échapper, plongé dans l'obscurité. Un gaz, sortant des coins de la voiture, le plongea dans un sommeil profond. Quand il se réveilla, il vit la silhouette qui était sur la montagne près de la station démolie. Mais l'homme était cagoulé.

-Bonjour monsieur Lefart ! Bien dormi ?

-On aurait pu mieux dormir. Qui êtes-vous, et pourquoi avoir attenté à la vie de Madame Heppenstrass ?

-Vous me semblez bien curieux … J'ai composé quelque chose rien que pour vous. Alors voilà. On va vous endormir dans un sommeil très profond, puis, nous allons vous jeter du haut de la montagne. Vous ne pourrez pas survivre à une telle chute !

-Quoi ! Mais je …. Le mystérieux personnage lui injecta un liquide, et notre héros sombra sur le champ …

L' homme l’emmena dans une camionnette qui s'arrêta devant un gouffre. Ses hommes de mains le jetèrent alors dans la fosse. Ils pensaient que Lefart était mort, bien évidemment, tout le monde aurait pu le croire, mais NON ! Il n'est pas mort !

Il se réveilla quelques heures plus tard, et remarqua qu'il était sur une plate forme sortant de la montagne.

- Ouf. Je suis encore en vie. Mais pour combien de temps ?

Si je reste ici, je vais mourir de froid. Il ne me reste plus qu'à appeler à l'aide !

Après deux heures de cris, un homme arriva à sa rescousse. Il l'invita dans son chalet, et Lefart lui conta son histoire.

-Eh beh, m'sieur ! Vous rev'nez d'loin ! Tenez ! Ça vous r'montra l'moral !

La personne lui tendait un gros flacon d'alcool.

-C'est d'la grappa ! Un alcool qui fait la réputation dans mon canton ! Ouais m'sieur ! J'suis Suisse ! Vous trouvez ça comment ?

-Et bien, cela réchauffe …

-Z'en v'lez encore ? J'ai plein de bouteilles ! Whisky, Cognac, Calvados, Schnapps …

-Non, non ! Ça ira ! Je ne suis pas trop habitué !

-Eh ben... Tant pis pour vous ! J'prendrais bien un peu de Gnôle …

-Comment vous appelez-vous ?

-Robert Briodout.

-Dites-moi … Vous connaissez bien madame Hepppenstrass ?

-Si j'là connais ? J'dois être celui avec qui elle s'entend le mieux !

-Vous vous entendiez avec elle ? Et bien, elle est morte !

-Quoi ! Vous m'faites une blague ? Monsieur ! Sortez d'ici tout de suite !

-J'ai bien peur que ce soit la vérité...

-Louise … Pourquoi elle ?

-Vous saviez qu'elle n'avait plus de famille ?

-Ouais ! Mais j'pensais pô qu'elle se f'rait tuer ! Et pourquoi les meurtriers z'ont attendu si longtemps ?

-C'est vrai ! Je n'y avais pas songé … pensa Lefart Bon ! Je dois partir ! Pouvez-vous m'amener à Servoz, s'il vous plaît ?

- Pô d'soucis ! Montez dans mon voiturin ! J'vous y amène !

- Je vous remercie pour tout !

- C'est noturel !

-OK ! Et arrivé là-bas, je m'achèterai un nouveau téléphone ! Le mien est cassé.

-J'peux vous amener à Chamonix ! Là-bas, y a un vendeur de smart... Comment vous dites, d'ja ?

-De smartphones ?

-Oui, c'est ça ! J'vous y conduis !


Chamonix, 20 minutes plus tard,


-V'la m'sieur ! N'hésitez pô ! Si vous voulez des infos sur Louise, c'est chez moi ! Chemin Rural des frênes ! Au r'voir !

-Bigre monsieur ! Heureusement que je suis parti ! Mais, je lui dois la vie, pensa Lefart. Bon allons-y !

Il rentra dans le magasin et, à sa grande surprise, l'un des vendeurs était l'homme de main de son agresseur . Il se dirigea vers un autre comptoir et demanda :

-Bonjour monsieur ! Pouvez-vous me conseiller un téléphone ?

-Bien sûr ! Il y a le tout nouveau smartphone d'A****, il est très bien !

-Hummm … Combien ?

-709 euros monsieur .

-QUOI ! TOUT CA POUR CA !

-Sinon, j'ai celui -ci, à 129 euros... C'est le moins cher du marché.

-Ho lala ! Tenez, voilà ma carte bancaire. Merci. Dites, votre collègue là-bas, comment s'appelle-t-il ?

-Pourquoi ?

Lefart lui montra alors son office de police.

-Oh ! Franck ! Franck Soul.

-Merci ! Il prit son nouveau smartphone, puis composa le numéro de la police. Oui madame ? Inspecteur Lefart à l'appareil. Le commissaire me connaît. Dites-lui que j'ai mené mon enquête et qu'il faut qu'il vienne à la boutique de téléphones de Chamonix.


Quelques minutes après, Franck Soul était au commissariat, en salle d'interrogatoire :


-Lefart, occupez-vous de lui ! Lui demanda le commissaire.

Il entra dans la salle, puis :

-Ha ! Monsieur le détective Lefart !

-Ma question est simple, qui est votre patron ?

-Et ça fait quoi si je vous réponds ? demanda le malfrat

-Et bien, votre charge sera moins lourde, et si le juge est de bonne humeur, vous pourriez même ne pas aller en prison, si vous collaborez avec moi.

-Mon patron, vous le connaissez pas. Je vous le dirai JA-MAIS

Après d'innombrables tentatives en vain, Lefart quitta la salle en disant ces mots: « Je suis inspecteur, et non détective ! On remettra ça une autre fois ! »

-Hem, Lefart ? J'ai une question. Pourquoi vous n'êtes pas venu au poste l'autre jour ?

-Et bien, c'est une longue histoire commissaire. Je vous dirai ça un autre

jour …

-Vous avez un endroit où dormir ?

-Hélas non, mais si vous pouvez me conseiller un hôtel, j'accepterais volontiers.

-Hôtel Colombe, le meilleur à Chamonix. Vous le raterez pas ! Il y a des panneaux partout devant le commissariat !

-Merci beaucoup Jean. A demain !

Sorti du commissariat, Lefart marcha jusqu’à l'endroit où il allait dormir, et se remémora toute l'affaire en tête.

-On commence avec une vieille dame qui a déjà perdu toute sa famille. Elle meurt dans une explosion, un homme était sur la colline, c'était une bombe à retardement. Ensuite, je téléphone au commissaire où l'on discute un peu bruyamment. On se donne rendez-vous au commissariat, je demande un taxi et me fait kidnapper. On me jette d'une falaise et par chance, je ne suis pas mort. Je fais la rencontre d'une personne qui connaît très bien ma victime. En achetant un téléphone, je rencontre un des complices de mon agresseur. On l’arrête et on l'interroge. Selon le commissaire, il n'a rien dit qui fasse avancer l'enquête, mais selon moi, il nous a révélé un élément très important. Grâce à son comportement, demain, il nous révélera des détails qui seront élémentaires pour notre enquête. Et bien ! Nous sommes déjà à l'hôtel ! Quel extraordinaire extérieur ! J’espère que l’intérieur sera tout aussi beau. Oh tiens ! Une maisonnette ! Charmant.

-Bonjour madame ! Auriez-vous encore des chambres disponibles ? Je suis désolé, je n'ai pas réservé.

-Pas de problème, monsieur Lefart ! Le commissaire a déjà réservé.

-Et bien, d'accord !

-Vous avez la chambre 306 au troisième étage, à droite en sortant de l'ascenseur. Si vous souhaitez prendre un petit déjeuner, il sera servi de 6h30 à 9h30. Si vous avez d'autres questions, il y a toujours quelqu'un dans l'hôtel.

Arrivé dans son lit, Lefart n'arrivait pas à dormir. Malgré la fatigue, une chose, lui étant inconnue, le taraudait. Pendant qu'il essayait de dormir, un étrange bruit, tel un grincement, l'intrigua. « Cela vient de dehors », se dit-il, puis il ouvrit la fenêtre.

La réceptionniste de l'hôtel entrait dans la maison. Lefart courut jusqu'à la maisonnette et y pénétra...

-Un escalier... ,dit-il en regardant en bas. Où peut-il bien mener ?

Il le descendit et se trouva dans une galerie. Il y avait des portes partout sur lesquelles figuraient des inscriptions étranges. Lefart était intrigué par une porte avec un panneau « DANGER ». Il l'ouvrit, et fut horrifié par ce qu'il vit.

-Pauvre imbécile ! Dit une voix sortie de nulle part.

Lefart se retourna et vit Robert Briodout.

-VOUS ?

-Lui-même. Celui qui a mis fin à la famille Heppenstrass, qui a tenté de vous assassiner, et qui va le faire, je vous le dis !

Voyez-vous, des gaz extrêmement toxiques vont sortir de chaque trou que vous pouvez voir à chaque extrémité de la pièce, et vous bien sûr, allez avoir une mort lente et douloureuse. Et oui ! Les héros ne peuvent pas toujours gagner ! Adieu, je vous laisse en compagnie du diable ! Et moi, je vais commettre d'autres meurtres, faire du mal aux gens qui m'ont fait du tort. Les brigands s'en allèrent et laissèrent Lefart dans cette pièce.

- J'ai très peu de temps pour agir, je dois faire vite. Aucune fenêtre, mais ils ont oublié un détail très important : mon intelligence ! Une bombe, le gaz, les murs et le tour et joué !

Après des efforts surmenés, non sans difficultés, la bombe explosa dans un coin du mur, et laissa à Lefart l'air libre.

-Allons chez le commissaire, j'ai quelque chose pour lui ! En effet, Lefart avait pris un dictaphone, et avait enregistré la version de Briodout, pour avoir la preuve de sa culpabilité. Il prit une bicyclette trouvée sur son chemin, et roula jusqu au commissariat afin d'avertir Emmassacré.

Les hommes arrivèrent à l'hôtel et encerclèrent la maisonnette, qui explosa devant leurs yeux.

Or, un client de l'hôtel avait attrapé le chef de la bande, qui écopa de la perpétuité. Les autres furent attrapés, mais un homme court toujours dans les campagnes, et c'est peut-être VOUS ! Bien que j'en doute ...


 

Rédacteur en chef depuis le début de l'aventure du journal, je suis plein de curiosité que j'aime vous faire partager.

Les tops et les "le Saviez-vous ?" sont mes articles les plus fréquents, mais il m'arrive d'écrire des articles sur un sujet précis.

 

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